WELCOME-2021-Benjamin_Mouly-02 WELCOME-2021-Benjamin_Mouly-33 WELCOME-2021-Benjamin_Mouly-01 WELCOME-2021-Benjamin_Mouly-35 WELCOME-2021-Benjamin_Mouly-14 WELCOME-2021-Benjamin_Mouly-08 WELCOME-2021-Benjamin_Mouly-27 WELCOME-2021-Benjamin_Mouly-12 WELCOME-2021-Benjamin_Mouly-10 WELCOME-2021-Benjamin_Mouly-38 WELCOME-2021-Benjamin_Mouly-17 WELCOME-2021-Benjamin_Mouly-15 WELCOME-2021-Benjamin_Mouly-28 WELCOME-2021-Benjamin_Mouly-23 WELCOME-2021-Benjamin_Mouly-34 WELCOME-2021-Benjamin_Mouly-36 WELCOME-2021-Benjamin_Mouly-04 WELCOME-2021-Benjamin_Mouly-03 WELCOME-2021-Benjamin_Mouly-11 WELCOME-2021-Benjamin_Mouly-21 WELCOME-2021-Benjamin_Mouly-39 WELCOME-2021-Benjamin_Mouly-26 WELCOME-2021-Benjamin_Mouly-30 WELCOME-2021-Benjamin_Mouly-18 WELCOME-2021-Benjamin_Mouly-22 WELCOME-2021-Benjamin_Mouly-19 WELCOME-2021-Benjamin_Mouly-40 WELCOME-2021-Benjamin_Mouly-31 WELCOME-2021-Benjamin_Mouly-09 WELCOME-2021-Benjamin_Mouly-13 WELCOME-2021-Benjamin_Mouly-16 WELCOME-2021-Benjamin_Mouly-32 WELCOME-2021-Benjamin_Mouly-29 WELCOME-2021-Benjamin_Mouly-25

Benjamin Mouly

, à propos.
+/

Né à Lyon en 1987, vit et travaille à Marseille, benjamin.mouly@gmail.com, 0649094820. Télécharger portfolio FR – EN.

Benjamin Mouly a étudié la photographie à l’ENSP d’Arles et l’art contemporain à la HEAD de Genève. Son travail a été exposé en France et à l’international (Periscope: Beyond Photography, MC2 Gallery, Milan, 2017 – Hojas de Perro, Alliance Française de Bogotá, Colombie, 2015), à l’occasion d’expositions personnelles (De concert, galerie Les Filles du Calvaire, Paris, 2015), collectives (¡Viva Villa!, Collection Lambert, 2020) et de foires. Il était artiste membre de la Casa de Velázquez (Madrid) en 2019-2020.

Son travail est traversé par la question de l’image, qu’il vient mettre à l’épreuve d’elle-même pour en refléter la versatilité. Dans ses productions les plus récentes Benjamin Mouly s’intéresse notamment à des éléments vivants et imprévisibles : oiseaux, sucre, beurre, etc. Qu’elles relèvent de la photographie, de l’installation ou de la performance, les situations qu’il provoque auscultent l’idée d’échange et de rencontre. La mise en relation, souvent étonnante, de ses sujets souligne l’ambiguïté des rapports qui s’installent entre eux, leur éloignement, leur proximité, leur porosité.

https://vimeo.com/428074338

 

En ce moment, à venir…

01.
Viva_Villa-2020
02.
Benjamin_Mouly-Itinerance_Paris
01.

¡Viva Villa! Festival des résidences d’artistes, Casa de Velázquez – Villa Kujoyama – Villa Médicis. Édition 2020, Les vies minuscules. Du 24 octobre 2020 au 14 mars 2021 à la Collection Lambert, Avignon (FR). Infos

02.

Itinérance, exposition des artistes de la Casa de Velázquez 2019-2020. Du 12 février au 21 mars 2021 à l’Académie des beaux-arts, Pavillon Comtesse de Caen – Institut de France, Paris (FR). Infos

retour en haut
21.

¡Viva Villa! (exposition collective), commissariat de Cécile Debray, Collection Lambert, Avignon (FR), 2021.

For the Birds (Le beurre), vidéo 16/9, 4K, couleur, son, 21 min, 2020.

For the Birds (An apple is looking at), vidéo 16/9, 4K, couleur, son, 06 min, 2020.

Cimaise arquée, 5 assises en forme de rocher, 1 pomme géante et 1 fauteuil trafiqué qui vibre en diffusant la bande son de (An apple is looking at).

01.
Benjamin_Mouly-Viva_Villa-01
02.
Benjamin_Mouly-Viva_Villa-18
03.
Benjamin_Mouly-Viva_Villa-16
04.
Benjamin_Mouly-Viva_Villa-02
05.
Benjamin_Mouly-Viva_Villa-03
06.
Benjamin_Mouly-Viva_Villa-17
07.
Benjamin_Mouly-Viva_Villa-04
08.
Benjamin_Mouly-Viva_Villa-12
09.
Benjamin_Mouly-Viva_Villa-06
10.
Benjamin_Mouly-Viva_Villa-05
11.
Benjamin_Mouly-Viva_Villa-09
12.
Benjamin_Mouly-Viva_Villa-10
13.
Benjamin_Mouly-Viva_Villa-08
14.
Benjamin_Mouly-Viva_Villa-07
15.
Benjamin_Mouly-Viva_Villa-11
16.
Benjamin_Mouly-Viva_Villa-20
17.
Benjamin_Mouly-Viva_Villa-22
18.
Benjamin_Mouly-Viva_Villa-13
19.
Benjamin_Mouly-Viva_Villa-21
20.
Benjamin_Mouly-Viva_Villa-14
01.

© Louise Quignon

02.

For the Birds (Le beurre).

03.

For the Birds (Le beurre).

06.

For the Birds (Le beurre).

16.

For the Birds (An apple is looking at).

17.

For the Birds (An apple is looking at).

retour en haut
20.

Julie Sas, « For the Birds », FR/EN, Paris (FR), 2020.

FR

« Des histoires moins déterministes, des histoires qui laissent des marges de manoeuvre plus importantes, des histoires qui déjouent la tentation des modèles. » [01] Ainsi Vinciane Despret qualifie le potentiel narratif que permet l’approche philosophique du comportement des oiseaux. Ces histoires, leurs modalités d’existence, leurs enjeux perceptifs, sont précisément celles qui habitent le travail de l’artiste Benjamin Mouly. Ancrée dans une pratique de la photographie, son œuvre ne cesse pourtant de déjouer la fixité des images, de creuser des écarts entre l’expérience corporelle et visuelle d’un réel instable et les techniques normalisées de sa capture. C’est dans cette perspective expérimentatrice et teintée d’humour que s’inscrit le projet filmique For the Birds que Benjamin Mouly développe à la Casa de Velázquez.

For the Birds est un film composé d’un ensemble de saynètes [02] présentant un personnage multiple, cherchant à tisser une relation avec des oiseaux au moyens de matériaux insolites – le sucre, le gras – ou de techniques d’approches poétiques – l’attente oisive, la chorégraphie de gestes, la pratique amatrice de l’art. Figure de prestidigitateur dandy, sculpteur sur saindoux, peintre d’intérieurs de vestes, statue vivante, amateur de bagarres mais aussi de siestes, l’impersonnage de ce film est un expérimentateur. Inventeur de sens multiples et de modes d’action composites, mobiles, procédant d’occasions, il esquive le sérieux d’une approche scientifique par le burlesque de sa démarche, et permet ainsi l’avènement d’une autre modalité d’être au monde, en relation à la nature et aux oiseaux. En résulte la fabrique d’un écosystème de formes dont les qualités naturelles ou artificielles se trouvent saisies dans un jeu comique de renversement des valeurs.

Oscillant entre le documentaire, le western et le cinéma muet, For the Birds fait varier les genres et les registres autant que les regards. Soumis au déséquilibre, ceux-ci fabriquent une perception éclatée et polymorphique de la réalité en degrés et variables potentiellement infinis. Ainsi « For the Birds » est un film qui incarne les ressources insoupçonnées du domaine du vivant et l’éventail vertigineux des possibles qu’offre le champ du visible dès lors qu’il se conçoit hors de la seule perspective humaine. D’ailleurs For the Birds ne s’adresse pas forcément à des spectateurs humains, et après tout, comme un homme nouveau l’a un jour dit: « L’esthétique est à l’artiste ce que l’ornithologie est aux oiseaux. » [03]
01. Vinciane Despret, Habiter en oiseau, éditions Actes Sud, 2019.
02. Une « saynète » est une petite comédie bouffonne jouée en entracte dans le théâtre espagnol. Le terme a pour origine le mot « sainete », qui désigne un petit morceau de graisse que l’on donne aux oiseaux pour les récompenser.
03. Citation de Barnett Newman, 1952.

EN

« Less determinist stories, stories that leave more room for manoeuvre, stories that thwart the temptation of. » [01] Vinciane Despret thus qualifies the narrative potential that the philosophical approach to the behavior of birds allows. These stories, their terms of existence, their perceptive issues, are precisely those that are present in the artist Benjamin Mouly’s work. Rooted in photography, his work continues, however, to thwart the fixity of images, to widen the gaps between the bodily and visual experience of an unstable reality and the standardized techniques of its capture . The film project For the Birds, that Benjamin Mouly developed at the Casa de Velázquez, is part of this experimental perspective, colored with humour.

For the Birds is a film made up of a collection of saynètes [02] (sketches) presenting a multiple character, seeking to forge a relationship with the birds by means of unusual materials — sugar, fat — or poetic approach techniques — idle waiting, choreography of gestures, amateur art practice. The uncharacter in this film — an illusionist dandy, a lard sculptor, a painter of the insides of jackets, a living statue, a lover of fights but also of naps — is an experimenter. Inventor of multiple meanings and of composite, mobile modes of action derived from opportunities, he avoids the seriousness of a scientific approach by being burlesque and thus allows the emergence of another modality to be present in the world, in relation to nature and birds. The result is the creation of an ecosystem of forms whose natural or artificial qualities are captured in a comic game of reversing values.

Oscillating between a documentary, a western and a silent film, For the Birds varies the genre and register as much as perspectives. Subject to imbalance, these create a divided and polymorphic perception of reality of potentially infinite degrees and variables. Thus, For the Birds is a film that embodies the unsuspected resources of the living world and the dizzying range of possibilities that the visible field offers as soon as it is conceived beyond the only human perspective. Moreover, For the Birds is not necessarily aimed at human spectators, and after all, as a new man once said: « Aesthetics is to the artist what ornithology is to the birds. » [03]
01. Vinciane Despret, Habiter en oiseau, éditions Actes Sud, 2019.
02. A « saynète », or sketch, is a little farcical comedy performed during the interval in the Spanish theatre. The French term derives from the word « sainete » , which refers to a small piece of fat that is given to birds to reward them.
03. Quote from Barnett Newman, 1952.

 

 

retour en haut
19.

Setu Festival (performance), 5ème édition, Elliant (FR), 2020.

Installé à bord d’une Mercedes 350 Slc couleur crème, j’ai présenté à Setu les rushes d’un film que je venais de tourner dans le village d’Elliant, à proximité du Festival. La voiture était garée dans la crèche de la ferme et le public s’est disposé tout autour. Depuis l’intérieur du véhicule, je diffusais des images à l’état brut en les appuyant de commentaires.

J’ai raconté la préparation et les coulisses du tournage, comment j’ai rencontré les habitants d’Elliant et leur ai proposé de participer à une scène de bagarre qui aurait lieu dans un bar désaffecté. Je voulais parler de ce moment qui n’est pas encore le film et qui se tient entre l’expérience encore vivace du tournage et celle du montage à venir. Sur le capot de la voiture, j’ai disposé des objets en sucre ayant servi à la scène comme décoration pour le bar et comme accessoires pour la bagarre (des bouteilles, une paire de bottes, les fragments de visage esquissant l’un des personnage, une ampoule).

Mercedes 350 Slc crème, moulages en sucre issus du film, micro, projecteur, ordinateur, dispositif son.

www.setufestival.com

Photos du festival © Clément Harpillard

01.
Benjamin_Mouly-Setu-12
02.
Benjamin_Mouly-Setu-03
03.
Benjamin_Mouly-Setu-19
04.
Benjamin_Mouly-Setu-15
05.
Benjamin_Mouly-Setu-18
06.
Benjamin_Mouly-Setu-01
07.
Benjamin_Mouly-Setu-17
08.
Benjamin_Mouly-Setu-05
09.
Benjamin_Mouly-Setu-13
10.
Benjamin_Mouly-Setu-02
11.
Benjamin_Mouly-Setu-16
12.
Benjamin_Mouly-Setu-14
13.
Benjamin_Mouly-Setu-06
14.
Benjamin_Mouly-Setu-07
15.
Benjamin_Mouly-Setu-21
16.
Benjamin_Mouly-Setu-04
retour en haut
18.

Puertas Abiertas (performance), avec Huihui Cheng, Casa de Velázquez, Madrid (ES), 2020.

La vidéo For the Birds (Le beurre) a été présentée la première fois à Madrid en 2020 à la Casa de Velázquez, accompagnée d’une improvisation musicale de la compositrice Huihui Cheng. Dans la salle de projection se trouvaient deux pianos (un modèle récent et un autre complètement désaccordé). À partir de ces deux instruments, nous avons établi un protocole de jeu qui permettait à Huihui de naviguer entre différents registres (classique, minimaliste, contemporain) ou bien de jouer d’effets de bruitage. Lors de l’événement, la vidéo, d’une durée de 20 minutes, était diffusée en boucle. Huihui pouvait aller et venir dans l’espace d’exposition comme elle le souhaitait, jouer, s’arrêter, reprendre, sortir, changer de piano.

2 pianos, maillet, bol en métal, scotch, fausse pomme.

www.huihuicheng.com

01.
Benjamin_Mouly-Puertas_Abiertas-01
02.
Benjamin_Mouly-Puertas_Abiertas-02
03.
Benjamin_Mouly-Puertas_Abiertas-04
04.
Benjamin_Mouly-Puertas_Abiertas-05
05.
Benjamin_Mouly-Puertas_Abiertas-06
06.
Benjamin_Mouly-Puertas_Abiertas-07
07.
Benjamin_Mouly-Puertas_Abiertas-08
08.
Benjamin_Mouly-Puertas_Abiertas-03
retour en haut
17.

In Watermelon Sugar (vidéo), avec Pierre-Aldéric Boëgler, Cité Internationale des Arts, Paris (FR), 2016.

01.
Benjamin_Mouly-Watermelon-Sugar-01
retour en haut
16.

Jamais sucre ne gâta viande (performance), avec Claire Chassot et Mélanie Villemot, Atelier Flamme, Montreuil (FR), 2019.

« Jamais sucre ne gâta viande » est une proposition de Claire Chassot, Benjamin Mouly et Mélanie Villemot. Entre installation et performance, le projet se présente comme une veillée de 24 heures au cours de laquelle quelque chose tente de s’édifier. La veille est abordée à la fois comme un verbe d’action et un état. C’est une façon singulière de percevoir, de construire et d’habiter un espace collectivement: par la présence, les gestes, les déplacements, exécutés ensemble ou seul, avec lenteur, attention, concentration, en creusant les profondeurs du temps.
Veiller, c’est également cette manière d’être particulière qui spécule de ce qui devrait se produire le coup d’après. Elle se lie ici à une narration, celle de la réalisation d’une arche à l’image de ce temps élastique, mou, aux lisières de la conscience. Cette forme mystérieuse, qui tient autant du portail métaphysique que du seuil architectural, est conçu à partir d’une matière ordinaire, éphémère et ductile : le sucre. La technique employée est celle des confiseurs, à une échelle qui n’a pourtant aucun sens pour l’industrie du bonbon.

01.
02-Jamais_sucre_ne_gata_viande-Atelier_Flamme
02.
06-Jamais_sucre_ne_gata_viande-Atelier_Flamme
03.
09-Jamais_sucre_ne_gata_viande-Atelier_Flamme
04.
01-Jamais_sucre_ne_gata_viande-Atelier_Flamme
05.
10-Jamais_sucre_ne_gata_viande-Atelier_Flamme
06.
30-Jamais_sucre_ne_gata_viande-Atelier_Flamme
07.
17-Jamais_sucre_ne_gata_viande-Atelier_Flamme
08.
23-Jamais_sucre_ne_gata_viande-Atelier_Flamme
09.
24-Jamais_sucre_ne_gata_viande-Atelier_Flamme
10.
27-Jamais_sucre_ne_gata_viande-Atelier_Flamme_2x3-WEB
11.
48-Jamais_sucre_ne_gata_viande-Atelier_Flamme-WEB
12.
51-Jamais_sucre_ne_gata_viande-Atelier_Flamme-WEB
13.
52-Jamais_sucre_ne_gata_viande-Atelier_Flamme-WEB
14.
33-Jamais_sucre_ne_gata_viande-Atelier_Flamme
15.
41-Jamais_sucre_ne_gata_viande-Atelier_Flamme
16.
32-Jamais_sucre_ne_gata_viande-Atelier_Flamme
17.
37-Jamais_sucre_ne_gata_viande-Atelier_Flamme
18.
53-Jamais_sucre_ne_gata_viande-Atelier_Flamme-WEB
19.
35-Jamais_sucre_ne_gata_viande-Atelier_Flamme
20.
54-Jamais_sucre_ne_gata_viande-Atelier_Flamme-WEB
retour en haut
15.

Lunch Break – take 6 (vidéo), avec Clélia Barthelon et les corvidés du Pré la Reine, Clermont-Ferrand (FR), 2018.

01.
Benjamin_Mouly-Ghost-07
01.

Lunch Break – Take 6, avec Clélia Barthelon, 12min (2018)

retour en haut
14.

A Guest + A Host = A Ghost (résidence), mise en place par Isabelle Henrion, Les Ateliers x Vivarium, Clermont-Ferrand (FR), 2018.

Avec François Feutrie, David Picard, Bruno Silva, Marjolaine Turpin et Josselin Vidalenc. A Guest + A Host = A Ghost est une résidence croisée initiée en avril 2018 entre le Vivarium – atelier artistique mutualisé – à Rennes et Les Ateliers à Clermont-Ferrand. Créé par la commissaire indépendante Isabelle Henrion, ce projet est conçu comme une expérience d’échange. 3 artistes du Vivarium (dont moi) troquent pendant un mois leurs ateliers et leurs appartements avec ceux de 3 artistes installés aux Ateliers. Basé sur un principe de mutualisation des biens et des ressources, le projet A Guest + A Host = A Ghost interroge les notions d’hospitalité et de contexte de travail en rapprochant deux structures aux fonctionnements, philosophies et situations géographiques similaires. Le titre est emprunté à Marcel Duchamp.

Ma proposition plastique se présente comme autant de tentatives pour approcher les corvidés du Pré la Reine – ancienne cité ouvrière de Michelin – à Clermont-Ferrand. Les Carrés Bleus sont extraits de la publication réalisée à cette occasion par Marie Eschenlauer et Margaux Lebret.

01.
Benjamin_Mouly-Ghost-00
02.
Benjamin_Mouly-Ghost-01
03.
Benjamin_Mouly-Ghost-02
04.
Benjamin_Mouly-Ghost-03
05.
Benjamin_Mouly-Ghost-04
06.
Benjamin_Mouly-Ghost-05
07.
Benjamin_Mouly-Ghost-06
01.

Dessin préparatoire

02.

A Guest + A Host = A Ghost, reproduction extraite de l’édition réalisée par Marie Eschenlauer et Margaux Lebret (2018)

03.

Carré Bleu, jour 01 (Apéritif), mélange apéro, 1/2 grenade, 1 vis, 1 banane (2018)

04.

Carré Bleu, jour 02 (Apéritif), mélange apéro, 1/2 grenade, 1 vis, 1 pomme (2018)

05.

Carré Bleu, jour 03 (Sushi Night), déconstruction de California Roll (boule de riz gluant, feuille d’algue Nori) sur tronçon de palette, ruban de gingembre frais, cocktail surprise (sous chaussette de Yoga)(2018)

06.

Carré Bleu, jour 04 (Brunch), 3 œufs au plat, bacon végé (noix de cajou et noisettes concassées, raisins secs, sucre, farine), feuilles de menthe fraîche (oubliées), grains de maïs tendre, main (2018)

07.

Carré bleu, jour 05, épis de maïs reconstitué (depuis une conserve de maïs en grains), 1 fausse framboise (framboise en bois laquée de ketchup Heinz), patte et tête d’oiselet (multiples couches d’enduit à base de colle à farine, copeaux de bois d’atelier, maïs écrasé sur tige en métal), structure métallique, fauteuil en cuir vert d’eau, maquillage (2018)

retour en haut
13.

Ton carrosse est le mien (exposition collective), commissariat de Claire Chassot, sur une invitation d’Astérismes, Fort de Sainte-Marine, Combrit (FR), 2018.

Exposition du 23/02/2018 au 18/03/2018. Avec Claire Chassot, Michael Harpin, Kevin Hoarau, Aurélie Jacquet et Benjamin Mouly. PDF

01.
Benjamin_Mouly-Ton_carrosse_est_le_mien-04
02.
Benjamin_Mouly-Ton_carrosse_est_le_mien-02
03.
Benjamin_Mouly-Ton_carrosse_est_le_mien-03
04.
Benjamin_Mouly-Ton_carrosse_est_le_mien-06
05.
Benjamin_Mouly-Ton_carrosse_est_le_mien-32
06.
Benjamin_Mouly-Ton_carrosse_est_le_mien-10
07.
Benjamin_Mouly-Ton_carrosse_est_le_mien-08
08.
Benjamin_Mouly-Ton_carrosse_est_le_mien-11
09.
Benjamin_Mouly-Ton_carrosse_est_le_mien-14
10.
Benjamin_Mouly-Ton_carrosse_est_le_mien-17
11.
Benjamin_Mouly-Ton_carrosse_est_le_mien-20
12.
Benjamin_Mouly-Ton_carrosse_est_le_mien-19
13.
Benjamin_Mouly-Ton_carrosse_est_le_mien-27
14.
Benjamin_Mouly-Ton_carrosse_est_le_mien-23
15.
Benjamin_Mouly-Ton_carrosse_est_le_mien-21
16.
Benjamin_Mouly-Ton_carrosse_est_le_mien-25
17.
Benjamin_Mouly-Ton_carrosse_est_le_mien-29
18.
Benjamin_Mouly-Ton_carrosse_est_le_mien-31
19.
Benjamin_Mouly-Ton_carrosse_est_le_mien-26
02.

Les souffleurs, vidéo, 02:07 (2018)

04.

A Chair For Richard (2018)

06.

Détail, A Chair For Richard (2018)

07.

Carré-de-côte, bois, sucre (2018) / Kevin Hoarau, Sans titre, gaines plastiques, toile de jute, son (2018)

08.

Thank You For Coming (The Unexpected Robin)

10.

Sans titre, chaise, sucre moustique (2018)

12.

Détail, Le Mouleur, avec Kevin Hoarau (2018) détail

13.

Le Mouleur, (2018)

retour en haut
12.

A Chair for Richard (situation), présentée lors de l’exposition Ton carrosse est le mien, Fort de Sainte-Marine, Combrit (FR), 2018.

6:32 PM — 7:16 PM, le 23/02/2018. Chaise Ikea STEFAN noire, bois mort, sucre, fer à béton. À Richard Brautigan.

01.
Benjamin_Mouly-Ton_carrosse_est_le_mien-09
01.

A Chair for Richard, vidéo, 00:40 © Aurélie Jacquet

retour en haut
11.

Amorce d’un récit (exposition collective), avec Mathilde Geldhof, commissariat de Anne Cartier-Bresson et Christian Gattinoni, La Rue des Arts, Toulon (FR), 2018.

01.
Benjamin_Mouly-Amorce_Toulon-15
02.
Benjamin_Mouly-Amorce_Toulon-10
03.
Benjamin_Mouly-Amorce_Toulon-03
04.
Benjamin_Mouly-Amorce_Toulon-13
05.
Benjamin_Mouly-Amorce_Toulon-19
06.
Benjamin_Mouly-Amorce_Toulon-06
07.
Benjamin_Mouly-Amorce_Toulon-21
08.
Benjamin_Mouly-Amorce_Toulon-08
09.
Amorce d'un récBenjamin_Mouly-Amorce_Toulon-20it
10.
Benjamin_Mouly-Amorce_Toulon-18
11.
Benjamin_Mouly-Amorce_Toulon-12
12.
Benjamin_Mouly-Amorce_Toulon-16
01.

Park / Les Oranges (2015-2017)

02.

Dos / Hostel (2014-2017)

03.

L’Échaffaudage (2012-2017)

05.

Aquarium (2016)

08.

And a Hand / Negative (2014-2016)

09.

Store (2014-2017)

10.

Scaffholding (2012)

12.

Lit (2014-2016)

retour en haut
10.

Fragments (exposition collective), commissariat de Christine Ollier, galerie Les Filles du Calvaire, Paris (FR), 2016.

Exposition du 02/12/16 — 14/01/17. Avec Katrien De Blauwer, Noémie Goudal, Claudia Huidobro, Anni Leppälä, Benjamin Mouly, Pablo Jomaron & Quentin Leroy, Catherine Poncin, Esther Teichmann.

01.
Benjamin_Mouly-Fragments-02
02.
Benjamin_Mouly-Fragments-01
03.
Benjamin_Mouly-Fragments-03
04.
Benjamin_Mouly-Fragments-19
05.
Benjamin_Mouly-Fragments-23
06.
Benjamin_Mouly-Fragments-11
07.
Benjamin_Mouly-Fragments-17
08.
Benjamin_Mouly-Fragments-13
09.
Benjamin_Mouly-Fragments-16
retour en haut
09.

For The Birds [1] (performance), avec Aurélie Jacquet, commissariat de Grégory Castera, Cité Internationale des Arts, Paris (FR), 2016.

Performance présentée le 13/12/16 lors de l’événement Lucy In the Sky With Diamonds orchestré par Grégory Castera. Matériaux utilisés: Branches, assise en mousse polyuréthane, livre de poche en sucre tiré, cuillère-branche en argile et bois, oreille et main en argile, baie, fausse pomme, couverture en cuir synthétique, projecteur à lampe. Durée: 15 minutes environ.

Cette performance remet en jeu le dispositif de prise de vue que j’ai développé pour photographier les oiseaux du jardin de la Cité des Arts. Mon protocole se base sur un ensemble d’objets réalisés à partir de fruits et légumes sculptés, et de matériaux divers (beurre, argile, bois, graines, etc.). Ils servent d’appât pour l’animal et constituent une zone de contact entre lui et moi. L’appareil est déclenché lorsqu’un oiseau se pose à proximité. Comme dans une partie de pêche, l’attente est aussi importante que la prise. Pour cette performance j’ai réemployé certains objets et fonds utilisés pour mes prises de vue, sans préciser clairement la raison de leur usage. La performance se présente comme une série d’actions reflétant la construction d’un décor pour une chose qui n’est nommée que sous forme d’indices. Je considère ce dispositif comme une situation photographique dont le caractère performatif vise à interroger l’idée de désœuvrement.

01.
Benjamin_Mouly-Lucy_In_The_Sky-02
02.
Benjamin_Mouly-Lucy_In_The_Sky-01
03.
Benjamin_Mouly-Lucy_In_The_Sky-22
04.
Benjamin_Mouly-Lucy_In_The_Sky-05
05.
Benjamin_Mouly-Lucy_In_The_Sky-23
06.
Benjamin_Mouly-Lucy_In_The_Sky-06
07.
Benjamin_Mouly-Lucy_In_The_Sky-08
08.
Benjamin_Mouly-Lucy_In_The_Sky-11
09.
Benjamin_Mouly-Lucy_In_The_Sky-07
10.
Benjamin_Mouly-Lucy_In_The_Sky-13
11.
Benjamin_Mouly-Lucy_In_The_Sky-12
12.
Benjamin_Mouly-Lucy_In_The_Sky-03
13.
Benjamin_Mouly-Lucy_In_The_Sky-17
14.
Benjamin_Mouly-Lucy_In_The_Sky-20
15.
Benjamin_Mouly-Lucy_In_The_Sky-16
16.
Benjamin_Mouly-Lucy_In_The_Sky-21
17.
Benjamin_Mouly-Lucy_In_The_Sky-18
01.

Documentation

retour en haut
08.

G8 (invitations), Claire Chassot et Benjamin Mouly, Atelier G8, Cité Internationale des Arts, Paris (FR), 2016.

Cycle d’expositions organisé avec Claire Chassot lors de ma résidence à la Cité Internationale des Arts dans la lignée du projet précédent mis en place par Sylvain Couzinet-Jacques et Océane Ragoucy. Avec Claire Chassot, Louise Mutabazi, Simon Collet, Héloïse Verdan, Émilie Traverse, Jonathan Llense, Benjamin Mouly, Joséphine Tilloy, Thibault Pellant et Carole Cicciu. 1) Du 08 au 10/04/2016 Ultragreen. 2) Du 20 au 22/05/2016 Jack Your Melon. 3) Du 24 au 25/06/2016 Contentons-nous d’être brillants.

01.
Benjamin_Mouly-G8-02
02.
Benjamin_Mouly-G8-Ultragreen-03
03.
Benjamin_Mouly-G8-Ultragreen-acceuil
04.
Benjamin_Mouly-G8-Ultragreen-14
05.
Benjamin_Mouly-G8-Ultragreen-02
06.
Benjamin_Mouly-G8-Ultragreen-09
07.
Benjamin_Mouly-G8-Ultragreen-13
08.
Benjamin_Mouly-G8-Ultragreen-07
09.
Benjamin_Mouly-G8-Ultragreen-08
10.
Benjamin_Mouly-G8-Ultragreen-06
11.
Benjamin_Mouly-G8-Ultragreen-12
12.
Benjamin_Mouly-G8-Ultragreen-11
13.
Benjamin_Mouly-G8-Ultragreen-01
14.
Benjamin_Mouly-G8-Jack-accueil
15.
Benjamin_Mouly-G8-Jack-03
16.
Benjamin_Mouly-G8-Jack-04
17.
Benjamin_Mouly-G8-Jack-08
18.
Benjamin_Mouly-G8-Jack-02
19.
Benjamin_Mouly-G8-Jack-09
20.
Benjamin_Mouly-G8-Jack-20
21.
Benjamin_Mouly-G8-Jack_Your_Melon
22.
Benjamin_Mouly-G8-Jack-06
23.
Benjamin_Mouly-G8-Jack-10
24.
Benjamin_Mouly-G8-Jack-05
25.
Benjamin_Mouly-G8-Jack-21
26.
Benjamin_Mouly-G8-Jack-12
27.
Benjamin_Mouly-G8-Jack-13
28.
Benjamin_Mouly-G8-Jack-14
29.
Benjamin_Mouly-G8-Jack-15
30.
Benjamin_Mouly-G8-Jack_Your_Melon
31.
Benjamin_Mouly-G8-Jack-07
32.
Benjamin_Mouly-G8-Contentons-acceuil
33.
Benjamin_Mouly-G8-Contentons-07
34.
Benjamin_Mouly-G8-Contentons-08
35.
Benjamin_Mouly-G8-Contentons-11
36.
Benjamin_Mouly-G8-Contentons-02
37.
Benjamin_Mouly-G8-Contentons-12
38.
Benjamin_Mouly-G8-Contentons-06
39.
Benjamin_Mouly-G8-Contentons-10
04.

Texte de Louise Mutabazi pour Ultragreen (2016)

05.

Héloïse Verdan, Sans titre (2016)

08.

Émilie Traverse, Time Lapse (2016)

11.

Simon Collet, Sans titre (2016)

15.

For The Birds [0], équerre en acier, doigt en parafine et colorant alimentaire (2016)

17.

Notes et dessins de Joséphine Tilloy pour sa performance (2016)

19.

Joséphine Tilloy, Sans titre, performance (2016)

20.

Sans titre, restes de costume, peau de pastèque (2016-2018)

21.

Colibries (2016)

22.

Jonathan Llense, Sans titre (2016)

24.

La montagne magique (2015-2016)

25.

Joséphine Tilloy, Sans titre, performance (2016)

26.

Jonathan Llense, Sans titre, détail (2016)

30.

Jonathan Llense, Sans titre (2016)

31.

Sans titre, tease video (2016)

34.

Thibault Pellant, Diffuseur de gomme (2016)

35.

Texte de Claire Chassot d’après une conversion FB entre Carole Cicciu et Thibault Pellant (2016)

36.

Thibault Pellant, Dendrobates (2016)

38.

Carole Cicciu, Sans titre (2016)

39.

Carole Cicciu, Sans-titre, performance motorisée autour du parc de la Cité des Arts, motard, Montmartre, (2016)

retour en haut
07.

Étienne Hatt, « Benjamin Mouly, De concert », Art Press, online, Paris (FR), 2015.

De concert est la première exposition d’importance de Benjamin Mouly qui, né en 1987 et diplômé de l’École Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles, poursuit sa scolarité à la HEAD de Genève. Remontant pour la plupart à 2012, les photographies trouvent ici une nouvelle existence après être apparues dans des livres d’artiste ou des installations qui pouvaient parfois laisser craindre la systématisation d’un procédé : fragmentation, répétition, recadrage et décadrage de l’image. Loin s’en faut. Ces photographies sont indissociables des amitiés ou de l’intimité de l’artiste. À la spontanéité des prises de vue apparemment imparfaites (mises au point et cadrages parfois hasardeux, coups de flash violents…), répond celle des modèles, même si certaines images sont dirigées. Mais l’artiste n’entend pas témoigner de sa vie et de celle de ses contemporains. Il préfère creuser le rapport entre les choses : « Si je photographie un corps, par exemple, ce corps n’est pas l’objet de l’image. Ce qui compte c’est précisément la manière qu’a ce corps de glisser dans ce qui l’entoure, comme si la limite de celui-ci n’était pas la peau mais la porosité de cette peau, son passage dans le dehors. Je regarde comment un corps se tend, la matière de ses attitudes. » De fait, les corps sont fragmentés et anonymes, pris dans des situations idiosyncratiques dont la simplicité le dispute à une étrangeté renforcée par les motifs avec lesquels ils dialoguent (maigres bouquets de fleurs et autres natures mortes).

De concert lève ainsi toute réserve. L’exposition trouve son équilibre entre des photographies dont l’intégrité n’est pas menacée et d’autres qui entrent en disjonction avec leur cadre (ce dernier n’épouse pas leurs dimensions, si bien que certaines images débordent quand d’autres semblent se perdre). C’est par hasard que l’artiste s’est mis en 2013 à travailler sur le cadre et la limite qu’il impose à l’image : obligé d’utiliser des encadrements standard et identiques pour une exposition, il avait saisi tout le potentiel de cette contrainte en superposant la grille formée par les cadres à son pêle-mêle d’images. De concert montre que Mouly cherche moins à sortir du cadre, au sens propre comme au figuré, qu’à souligner la nature proliférante et poreuse des images afin de favoriser leur rapprochement. Car ce qui intéresse l’artiste est surtout ce qui se produit entre les images. Sa pratique s’apparente donc au montage. Il n’est pas le seul à arpenter ce chemin fort à la mode. Mais on retient la finesse de son approche. Elle intègre particulièrement bien l’espace d’exposition qui tend à l’installation. En témoignent, par exemple, les rappels chromatiques dont il sait jouer : un aplat jaune pâle recouvre une partie des murs et crée une « surface d’incrustation » qui rend des images solidaires ; pour autant cet ensemble n’est pas autonome car la couleur se retrouve plus loin, dans une photographie qui, à son tour, se voit prise dans ce jeu fructueux de relations.

Avant cette exposition prometteuse qui se prolonge par une vidéo mettant en mouvement ce travail sur le cadre, on aura vu, au rez-de-chaussée de la galerie, les photographies saisissantes de Claudia Huidobro dont on connaissait surtout le travail graphique et plastique à partir d’images préexistantes. L’artiste née en 1963 présente Tout contre (2008-14), une série de mises en scène volontairement sommaires dont la violence réside dans le sentiment d’oppression créé par le grand corps de l’artiste dans un espace qui semble se replier sur lui.

retour en haut
06.

De concert (exposition personnelle), galerie Les Filles du Calvaire, Paris (FR), 2015.

[…] De même, et toujours dans cette idée de rapport, je travaille entre les images; c’est-à-dire qu’une image ne va pas sans se couler dans celles qui la suivent et la précèdent. Chacune traverse et est traversée par les autres. Les divers agencements que je mets en place me permettent d’envisager mes images comme des entités non fixées. Par jeux de résonances, de raccords ou de répétition, je cherche à construire des ensemble ouverts et mobiles.

01.
Benjamin_Mouly-De_Concert-04
02.
Benjamin_Mouly-De_Concert-01
03.
Benjamin_Mouly-De_Concert-02
04.
Benjamin_Mouly-De_Concert-05
05.
Benjamin_Mouly-De_Concert-03
06.
Benjamin_Mouly-De_Concert-06
07.
Benjamin_Mouly-De_Concert-07
08.
Benjamin_Mouly-De_Concert-08
09.
Benjamin_Mouly-De_Concert-09
10.
Benjamin_Mouly-De_Concert-10B
11.
Benjamin_Mouly-De_Concert-11
12.
Benjamin_Mouly-De_Concert-12
13.
Benjamin_Mouly-De_Concert-13A
14.
Benjamin_Mouly-De_Concert-13B
15.
Benjamin_Mouly-De_Concert-15
16.
Benjamin_Mouly-De_Concert-14
17.
Benjamin_Mouly-De_Concert-18
18.
Benjamin_Mouly-De_Concert-16
19.
Benjamin_Mouly-De_Concert-19
02.

Vue d’installation, exposition De Concert (2015)

03.

Et Felix (2011-2015)

04.

(au centre) Sans titre / Justyna (2011-2015)

08.

À l’orange (2011-2013)

10.

Sidewalk (2012-2015)

11.

Grapes (2012)

13.

Confirmation (2011)

14.

Melon & Ham (2012)

17.

(au centre) Fragment #3, extrait de l’installation Space Related, 2013

18.

Fragment #5 (2014)

19.

Sans titre (2011)

retour en haut
05.

Fanny Lambert, « Hors champ – Le jour sait, la nuit ignore », Paris (FR), 2015.

Et vite il nous menait

Là où la nuit tombe,

Lui à deux pas devant

Nous, et se retournant,

Riant toujours, prenant

À des branches, faisant

Lumière de ses fruits

De menue présence.

Extrait de Les Planches Courbes, Yves Bonnefoy
Un rien d’intime semble s’être soustrait à l’harmonique livré par chacune des images composées par Benjamin Mouly. Isolément, individuellement, elles profitent des interstices qu’elles font apparaître entre elles pour opérer en fragments dans une sorte de rémanence. Depuis elles, la partition indifféremment jouée en couleur ou en noir et blanc figure deux gammes qui ne cessent de s’alimenter sans se toucher. Passant de natures mortes en silhouettes anonymes, ce n’est plus la lisière des corps, ni du cadre qui est attendue mais bien ce qui est venu se loger, s’immiscer « entre ». Le hors champ n’a plus d’utilité ici puisque le détail suffit à plonger dans une mer d’oscillations abstraites ou dans la plissure d’un membre. Tout est contenu vers l’intérieur : un monde « d’intensités » et de « matières » surgissant fortuitement.

Petites fables se succédant les unes aux autres, les photographies de Benjamin Mouly abritent des circonstances où l’incongru et l’inquiétant ont recouvert le visage du double. Telles des apparitions, ces figures fondues dans la nuit ou suspendues au temps semblent tout droit sorties de films noirs, où la lumière surprend les corps réfugiés en eux-mêmes, pris en flagrant délit de banalité. Un drame mineur, rejoué chaque fois, poursuit ces images (dénuées de tous titres qui viendraient figer leur sens), d’un récit qui ne se finirait jamais. Dans ces décors naturels aux éblouissements presque aveuglants, les corps se dégagent d’une chorégraphie qui les aurait forcé à se définir. Tantôt informes, repliés ou voutés, ils ne se performent que pour mieux s’éloigner de leurs états : « Voir comment un corps se tend, la matière de ses attitudes et la façon dont il se glisse dans ce qui l’entoure. »

En face, les objets observent des silences. Le vertical est sans doute ce lien contigu qui permet de traverser les photographies toutes à la fois, et séparément. Car la pratique de Benjamin Mouly préfère à l’illustration un jeu d’écarts où le chevauchement participe à une circulation libre, essaimant des boutures d’images greffées entre elles. Aussi, c’est dans ce glissement qu’il construit ses installations. Le dispositif photographique n’est plus uniquement voué au format tirage mais bien, invariablement, du mur au livre, à la recherche d’un aplanissement des angles. Que ce soit en photographie à travers une tentative de prolonger l’image au delà de son cadre, ou par le biais de la vidéo en la faisant percuter, dans une bataille réflexive infinie, les surfaces réfléchissantes provoquées par des miroirs disposés à la verticale, c’est bien la répétition de sa quintessence que l’artiste tend à éprouver. Verres, motifs, robes, jambes, fruits, fleurs, toutes pourtant, semblent implorer une énigme propre, et au moins autant, en appeler à résister au sens.

retour en haut
04.

Index (livre), avec Alexis Chrun, HEAD, Genève (CH), 2015.

Index est un abécédaire de l’ongle réalisé à partir d’images trouvées sur internet dans le cadre d’un workshop de Joachim Schmid. Il a été conçu à quatre mains avec l’artiste Alexis Chrun à l’atelier de micro-édition de la HEAD. 50 exemplaires, 26 feuillets A3 pliés en deux, reliure amovible. Animal, bière, coucher de soleil, drapeau, eau, feu, guerre, héros, illusion, jeu vidéo, k, lettre, monnaie, nourriture, 0, personnalité, quadrichromie, religion, sport, tableau, univers, volume, web, xxx, ying yang, zigzag.

01.
Benjamin_Mouly-Index-001
02.
Benjamin_Mouly-Index-002
03.
Benjamin_Mouly-Index-003
04.
Benjamin_Mouly-Index-004
05.
Benjamin_Mouly-Index-014
06.
Benjamin_Mouly-Index-006
07.
Benjamin_Mouly-Index-007
08.
Benjamin_Mouly-Index-008
09.
Benjamin_Mouly-Index-009
10.
Benjamin_Mouly-Index-013
11.
Benjamin_Mouly-Index-011
12.
Benjamin_Mouly-Index-012
retour en haut
03.

Exposition du 06/02/14 au 22/02/14. Installation in situ à la galerie Temple et publication du catalogue Space Related, 16 pages, 18,6×24,5 cm.

01.
Benjamin_Mouly-Temple-01
02.
Benjamin_Mouly-Space_related-01
03.
Benjamin_Mouly-Space_related-02
04.
Benjamin_Mouly-Space_related-08
05.
Benjamin_Mouly-Space_related-03
06.
Benjamin_Mouly-Space_related-05
07.
Benjamin_Mouly-Space_related-04
08.
Benjamin_Mouly-Space_related-07
01.

Installation galerie Temple © crédits photographiques Étienne Chosson

02.

Publication

retour en haut
02.

Orange was the color of her dress, then silk blues (livre), éditions FP&CF, Paris (FR), 2013.

Ce livre est composé de trois objets autonomes. Un catalogue regroupant une sélection de photographies, Provisional, imprimé en noir offset, 64 pages, 200×270 mm. Un livret de titres potentiels pour les images, Words With-out, constitué d’éléments textuels empruntés à des pochette d’albums, impression risograph, 16 pages, format A5. Un carton faisant office de couverture + colophon, imprimé en offset, couleur, format A6. Conception éditoriale avec Maxime Milanesi et Guillaume Grall (Building Paris). ISBN 979-10-91366-03-8.

01.
Benjamin_Mouly-Orange_was_the_color_of_her_dress-10
02.
Benjamin_Mouly-Orange_was_the_color_of_her_dress-03
03.
Benjamin_Mouly-Orange_was_the_color_of_her_dress-05
04.
Benjamin_Mouly-Orange_was_the_color_of_her_dress-04
05.
Benjamin_Mouly-Orange_was_the_color_of_her_dress-06
06.
Benjamin_Mouly-Orange_was_the_color_of_her_dress-09
07.
Benjamin_Mouly-Orange_was_the_color_of_her_dress-08
08.
Benjamin_Mouly-Orange_was_the_color_of_her_dress-07
09.
Benjamin_Mouly-Orange_was_the_color_of_her_dress-11
retour en haut
01.

This image as a title for the book (livre), Aalto University of Art and Design, Helsinki (FI), 2011.

Couverture en toile grise, impression noire et blanc, 120 pages, 19×25 cm, exemplaire unique.

Ce livre provient d’un ensemble d’images issues mes archives personnelles. Ces images disparates figurent des corps, des situations ou encore des éléments naturels, sans proposer de hiérarchie. La couleur des images est neutralisée par le passage au noir et blanc. Leur contenu est mis en pièce par une série de recadrages et le livre induit un dialogue entre les différents fragments obtenus. Une trame narrative se construit selon une cadence jouant de creux, d’échos et de répétition.

01.
Benjamin_Mouly-This_image_as_a_title-cover
retour en haut
00.

Copyrights

© Benjamin Mouly, 2010-2018. Aucune des images présentées sur ce site ne peut être reproduite sans autorisation préalable de l’auteur. Design graphique Building Paris, code Francis Josserand.

retour en haut